Samia, maman de Léna, née en juillet 2008

Un accouchement naturel, une belle aventure.

Dès le début de ma grossesse, je savais que je ne voulais pas accoucher à l’hôpital. J’ai fait beaucoup de recherches pour enfin trouver une maison de naissance pas trop loin de chez moi à Pontoise. J’ai donc pris RDV avec la sage-femme de la maison de naissance de Pontoise qui m’a super bien accueillie et qui m’a donné du courage et la certitude que je pouvais accoucher naturellement. J’ai eu toutes mes consultations et mes cours de préparation avec Isabelle (la sage-femme). J’étais toujours très contente d’aller aux consultations (tout se passait comme je le voulais).

Il était 6 heures du matin quand je sens un net splatch, je perds les eaux. Avec 2 semaines d’avance, mon mari, me dit «pas aujourd’hui». J’appelle la sage-femme qui me dit de la rappeler quand les contractions seront fortes. Vers midi les contractions démarrent et je sens que ce sont les vraies. J’appelle mon mari qui est parti travailler et lui demande de revenir. Les contractions sont de plus en plus fortes. A 13h40, on part pour la maison de naissance. Mon mari ne connaît pas le chemin, je lui indique la route. A ce moment-là, il me demande si j’aurais la possibilité d’avoir une péridurale, je me fâche et je lui demande de m’encourager dans le choix d’accoucher naturellement. On arrive à la maison de naissance, Isabelle est là pour m’accueillir. Les contractions sont super fortes, pas très douloureuses mais très efficaces. L’ambiance est cool, je sens mon mari plus rassuré et plus détendu. Je m’installe à 4 pattes par terre sur un drap. A 15h30, j’ai déjà envie de pousser et le bébé veut sortir. Mon mari est sorti, il faut aller le chercher, il arrive et se met à coté de moi. La sage-femme me rassure, m’encourage et surtout me guide car je perds le contrôle. Ca pousse, et je sens très bien tout ce qui se passe. Finalement la tête sort, puis les épaules, c’est génial. Je sens le bébé glisser. La sage-femme l’attrape et me la met sur ma poitrine, c’est magique. Je la regarde, je la serre dans mes bras, je suis émue et fière de nous. 30 minutes plus tard, mon mari coupe le cordon. Je fais téter Léna, elle tète comme une championne. Je reste seule avec ma fille, je partage ce moment inoubliable avec elle. Son papa est parti chercher sa grande sœur. Elle pesait 4,2 kilos, je suis fière d’avoir accoucher sans péridurale, sans épisiotomie et sans déchirure, mon mari aussi est fière de moi. Je sais enfin ce que c’est de mettre au monde un bébé.